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Baromètre de la finance alternative et du crowdfunding en France en 2018, des chiffres positifs qui confirment le dynamisme du marché

Baromètre de la finance alternative et du crowdfunding en France en 2018, des chiffres positifs qui confirment le dynamisme du marché

2018, une nouvelle année record pour la finance alternative d'après le baromètre annuel de KPMG et Finance Participative France. Le secteur enregistre une croissance de +39% par rapport à 2017 et s’inscrit comme un marché désormais mature. Le crowdfunding, qui regroupe le prêt, le don et l’investissement, continue sa croissance avec 402M€ de fonds récoltés en 2018 soit plus 20% par rapport à 2017 annonce le baromètre, après avoir recensé les résultats d’une soixantaine de plateformes. Décryptage des principales tendances.

Des montants collectés qui ont quadruplé en 4 ans


En dépassant le seuil du milliard de fonds collectés en 2018, la finance alternative confirme qu’elle a toute sa place dans le paysage du financement en France. Ces 1,4 milliards de fonds collectés correspondent à une croissance de 39% par rapport à 2017.


Répartition des fonds collectés par type de plateforme et variation en pourcentage par rapport à 2017 :


  • Finance participative : 402 M€ soit +21%
  • Cagnotte en ligne : 330 M€ soit + 45%
  • Prêt à la consommation en ligne : 352 M€ soit + 52%
  • Fonds de prêt aux entreprises en ligne et affacturage : 319 M€ soit + 44%

D'après le baromètre, « cette croissance continue de la finance alternative en France s’explique notamment par le développement des plateformes et l’apparition de nouveaux outils de financement permettant davantage de modèles hybrides ».


C’est également l’analyse que fait MIPISE qui propulse depuis 2013 des plateformes multi-produits. En observant ses clients, MIPISE constate l’émergence de plateformes dites de « deuxième génération » spécialisées dans leur segment, communautaires et verticalisées. Toutes ces plateformes sont dans une stratégie multi-produits (dons, crowdlending, crowdequity, crowdsourcing) dont l’objectif premier est d’équiper une communauté de contributeurs en produits participatifs.


La finance alternative plébiscitée par les entreprises



En 2018, la finance alternative a injecté 689 M€ dans les entreprises dont 72% pour les TPE/PME, ETI.Viennent ensuite les startups avec 20% et le secteur de l’économie sociale et solidaire, en progression par rapport à 2017.


Cette croissance de plus de 31% confirme le potentiel du secteur. La finance alternative portée par le crowdfunding complète le système bancaire traditionnel, au profit du développement de projets et du financement de l’économie réelle. Pour Michel Ivanovsky, Fondateur et Président de MIPISE « c’est un marché tellement prometteur, tant pour les entreprises que pour les investisseurs, pour aider au financement de notre économie et au côté des banques. »


Une diversification des secteurs d’activités


La finance alternative, hors prêt à la consommation et cagnotte en ligne, a injecté 653M€ dans le secteur économique dont 32% étaient destinés au crowdfunding immobilier. La pierre est un secteur d’investissement prisé par les français mais souvent difficile d’accès car il suppose un apport conséquent. L’essor des plateformes de financement participatif a permis d’ouvrir de nouvelles opportunités pour les investisseurs, avec un ticket d’entrée bien plus accessible, de l’ordre de quelques centaines d’euros en fonction des plateformes. Une dynamique également positive pour les promoteurs immobiliers, dont la capacité à financer leurs projets avait été réduite par des mesures bancaires contraignantes (augmentation du capital en propre à détenir).


On constate une belle progression du montant des volumes collectés pour les secteurs de l’environnement et des énergies renouvelables qui atteignent 52 M€. La finance alternative propose un modèle économique solidaire et collaboratif, qui doit participer à la promotion d’initiatives responsables et engager des changements sociétaux positifs.


Le financement participatif en France : un marché mature qui a de beaux jours devant lui



Le crowdfunding domine largement le secteur et continue sa croissance positive avec 402M€ de fonds propres collectés en 2018, soit une augmentation de +20%. La plus belle performance est détenue par le crowdlending, en hausse de 40% par rapport à 2017, le prêt ayant engendré un montant total de 273 M€. Pour la première fois, le don connait une légère baisse avec -2% par rapport à 2017 et l’investissement quant à lui chute encore, un résultat en partie lié à la suppression de l’ISF l’année passée. Autre constat pour l’equity, le cycle de vie de l’investisseur est plus long qu’en prêt ou en don, qui permettent un retour sur investissement plus court et facilitent la diversification du portefeuille des financeurs.



Le nombre de projets financés ne cesse d’augmenter avec une progression de 38% pour 2018. Au total c’est un peu plus de 2,5M de souscriptions qui auront eu lieu en 2018, un chiffre qui vient confirmer l’implantation d’un marché innovant, porteur de belles promesses, la finance participative a de beaux jours devant elle.


2018, une année dynamique pour la finance participative, avec pour principales tendances :


  • Un modèle économique qui se structure et atteint sa maturité.
  • La diversification des secteurs d’activités impactés.
  • Une transition du marché avec l’émergence de plateformes « deuxième génération » spécialisées et expertes sur leur segment, qui prennent progressivement le relai de la croissance des plateformes historiques mono-produit et peu verticalisées.
  • De belles avancées du cadre réglementaire de l’Union européenne, qui ouvre la voie à un crowdfunding européen attractif, rentable et sécurisé, tant pour les porteurs de projets que pour les investisseurs.


> Retrouvez l'intégralité du Baromètre 2018 de la finance alternative, réalisé par Finance Participative France et KPMG.